6 aliments du quotidien menacés par le réchauffement climatique

Published by sandra debruyne on

6 aliments du quotidien menacés par le réchauffement climatique

On entends beaucoup parler des effets néfastes du réchauffement climatique sur la biodiversité. On pense automatiquement aux réchauffement des océans, aux ouragans ou aux animaux en voie de disparition. Mais savez vous que certains de vos aliments préférés du quotidien sont en voie de disparition?

1. Le café

2. Le chocolat

3.La bière

Boire une tasse de café le matin va devenir un luxe. Selon une étude publiée dans la revue PNAS en 2017, la production mondiale de café pourrait diminuer de 90 % d’ici 2050. Ce scénario, le plus pessimiste de l’étude, est la conséquence directe du réchauffement climatique. “Le café est très sensible aux légères variations de température. À mesure que la température montera, tous les pays seront affectés”, prévenait d’ailleurs le directeur exécutif de l’Organisation internationale du café (OIC), José Sette lors du premier forum mondial des producteurs de café, organisé en juillet 2017 en Colombie.

Pas d’humidité, pas de chocolat. En janvier dernier, des experts américains de la National Oceanic and Atmospheric Administration, agence d’observation océanique et atmosphérique, ont estimé que d’ici 2050, le cacao, base du chocolat, pourrait être en péril. Cette plante a en effet besoin d’un sol riche en azote, de pluies abondantes, d’une humidité élevée et d’être à l’abri du vent. Or, la tendance actuelle vers une hausse des températures de 2,1 à 3°C assécherait trop les sols. Le problème est moins la chaleur que le manque d’eau, peu propice à la culture de cacao.

C’est la boisson la plus populaire au monde et elle est clairement menacée. Si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, la production mondiale de bière pourrait chuter de 16 %. L’orge, céréale de base de la bière, est en effet très sensible au changement climatique. Seule l’orge de la meilleure qualité (soit moins de 20 % de l’orge mondiale) est consacrée à la production de bière, le reste servant notamment à nourrir les animaux d’élevage. Or ce sont les cultures les plus sensibles et donc les plus menacées. Résultat, le prix de la bière pourrait doubler dans certains pays et ainsi devenir un produit de luxe.

4. Les huîtres

5. La vanille

6. Le vin

Même si le réchauffement climatique est limité à 2 °C, “la mortalité exceptionnelle des huîtres deviendra la norme vers 2035”. Voilà la principale conclusion d’une étude publiée dans la revue IOP Science le 9 octobre dernier. En cause, des températures hivernales plus chaudes associées à de fortes pluies, qui favorisent le développement des maladies. Cette année, la production française a perdu un tiers de son volume. En cause, un herpès de l’huître qui se développe quand la température de l’eau augmente. Autre conséquence du réchauffement : l’acidification des mers et océans. Or, “en milieu acide, les huîtres ont plus de mal à constituer leur coquille car le mercure vient à manquer”, explique au Figaro Favrica Permet, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

Comme beaucoup d’épices, la vanille ne pousse que dans des conditions très précises. Les îles comme Madagascar, ou Tahiti qui produisent de la vanille sont déjà menacées physiquement par la montée des eaux. Mais en plus, leur climat devenant plus sec, la vanille a plus de mal à pousser, et les productions baisse. Là encore, cela se répercute sur le consommateur avec une augmentation des prix. Et bien évidemment, tout cela se ressentira aussi dans vos pâtisseries et boulangeries préférées.

Du Champagne au Royaume-Uni, du Chianti en Allemagne et du Boulaouane au sud de la France. Voilà à quoi ressemblera la nouvelle carte des vins européens si le réchauffement climatique n’est pas endigué. Les vignerons subissent déjà les conséquences de ce changement. Avec la chaleur, les raisins mûrissent et s’abîment plus vite. Résultat, les vendanges doivent être avancées. Cette année, elles ont un mois d’avance par rapport aux années 1980. Et ces récoltes prématurées ont des conséquences sur le vin lui-même. Des chercheurs ont ainsi montré qu’ils présentaient des arômes plus cuits et que le taux d’alcool augmentait de 1,5 à 2 degrés.


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