Aller au boulot à vélo, tout le monde y gagne!

Published by sandra debruyne on

Aller au boulot à vélo, tout le monde y gagne!

Aller bosser à vélo. Pixabay

Pour un Danois , enfourcher son vélo pour aller travailler qu’il pleuve ou qu’il vente, c’est normal. Et pour nous? C’est une autre histoire! Moins de 2% des français vont en effet au travail en vélo. Pourtant utiliser son vélo c’est bon pour la planète, son portefeuille, sa santé et l’entreprise.Se rendre au travail en vélo n’a décidément que des bénéfices, d’autant plus si votre employeur a mis en place l’indemnité kilométrique vélo qui rémunère chaque coup de pédale. Deux ans après sa mise en place, les salariés cyclistes ont augmenté de 70 % et les arrêts maladie ont baissé de 15 %.

L'indemnité kilométrique (IKV)

Aujourd’hui seulement 2% des français se rendent sur leur lieu de travail à vélo. Mais le gouvernement veut changer de vitesse et tripler ce chiffre d’ici 2024. 25 mesures ont ainsi été développées dans un “plan vélo”.

Parmi elles, l’indemnité kilométrique, qui permet depuis plusieurs années aux entreprises privées de prendre en charge les frais engagés par le salarié pour ses déplacements à vélo.Cette dernière a fait la preuve de son efficacité. Selon un bilan dressé par le Club des villes et territoires cyclables (enquête), réalisé auprès de 66 entreprises et collectivités l’ayant mise en place, on note une augmentation de 69,2 % des salariés qui se rendent au travail en vélo. “L’IKV représente un avantage certain : le cycliste est valorisé. Il est passé du statut de ‘le pauvre, il est bien courageux’ à celui ‘qui gagne de l’argent en prenant son vélo’” se félicite Claude Tricoire, chargée de mission Développement durable à la Roche-sur-Yon, qui a mis en place le dispositif. Instaurée dans la loi de transition énergétique puis définie dans un décret de février 2016, l’IKV a été fixée à 25 centimes d’euros par kilomètre, et est exonéré de cotisations sociales et d’impôts jusqu’à 200 euros.

15 % d'arrêts maladie en moins grâce au vélo

Dans l’échantillon interrogé, les bénéfices concernent aussi bien les salariés que les entreprises. Les arrêts maladie par exemple ont baissé de 15 % et le nombre de salariés ayant une activité physique satisfaisante a été multiplié par deux. Le stress lié aux conditions de transport (embouteillages, stationnement) a diminué, les salariés font des économies et sont davantage sensibilisés à la réduction des émissions de CO2.

Du côté des entreprises, 60 % des répondants se disent satisfaits et ont identifié des bénéfices : impact positif sur la communication, diminution des coûts de parking automobile, récupération de places de stationnement. Un tiers d’entre elles ont accompagné la mise en place de l’IKV de mesures plus globales pour promouvoir le vélo : parkings à vélo, vélos de fonction, accessoires de sécurité…

Parmi les freins évoqués, il y a les conditions de pratique du vélo parfois dangereuses, mais aussi le fait de demander au salarié de choisir entre l’IKV et le remboursement du transport en commun. C’est pourquoi, les auteurs appellent le gouvernement à généraliser le dispositif aux cyclistes occasionnels en abaissant le seuil de 75 % et à augmenter par ailleurs le plafond de l’IKV pour le rendre plus incitatif au travers de la Loi d’orientation des mobilités discutée au Parlement cet automne.

Côté entreprise et côté salariés, tout est question de mo-ti-va-tion!


2 Comments

Sébastien Gendron · 16 December 2018 at 23 h 36 min

Complètement d’accord!
Et même au Qatar c’est possible:
https://youtu.be/VSiRIuE-a7w
Alors ici, pas d’excuses!
😉

    sandra debruyne · 17 December 2018 at 9 h 05 min

    Tout est question de motivation! 🙂

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